Implants dentaires/
Chirurgie

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Implants Dentaires

L’implant dentaire:
Nous ne parlons que des endo-osseux, c’est-à- dire fixés dans l’os des maxillaires, car ce sont eux qui sont presque systématiquement utilisés. L’implant dentaire est une racine artificielle. Il permet de recréer une fondation sur laquelle viendra se fixer une couronne remplaçant la dent naturelle perdue. L’implant dentaire est fabriqué à partir d’un biomatériau entièrement accepté par le corps humain : majoritairement, le titane.

Toutes les études expérimentales ont montré que c’était le meilleur matériau conciliant résistance et tolérance. La réalisation implantaire se compose de deux parties. Tout d’abord l’implant lui -même, sa taille est sensiblement identique à celle d’une racine naturelle. En effet le diamètre varie de 3 à 5mm, et la longueur de 7 à 19mm. Ensuite vient la pièce protéique intermédiaire, faux moignon, qui est une pièce en titane prenant la place d’une dent taillée sur laquelle se fixera la couronne. Le pourcentage de réussite est supérieur à 95% à condition de respecter parfaitement les indications.

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Le but de l'implantologie

 
  • Amélioration du confort et de l’esthétique des patients
  • Amélioration de leur santé par une meilleure mastication et digestion
  • Amélioration de leur vie sociale
  • Rajeunissement


Quel est l’intérêt des implants ?

Ils permettent une transformation complète de l’image de soi.
Les implants sont la solution d’alternative à tous les appareils mobiles, aux dentiers qui traumatisent
les patients. Ils ne risquent pas de tomber, de « trahir » ceux qui les portent et leur assurent une
mastication plus naturelle. Ils permettent la conservation des dents voisines à une édentation et une
stabilisation des prothèses mobiles.

Qui peut en bénéficier ?

Chez le jeune enfant ou l’adolescent, il est préférable d’attendre la fin de la croissance osseuse. Cette limite est très variable d’une personne à l’autre : elle peut se situer entre 14 et 20 ans, voire plus.

Les contre-indications générales de la pose d’implants dentaires sont celles de la chirurgie classique et de certaines pathologies générales. Les contre-indications locales de la pose d’implants dentaires sont :

  • une mauvaise hygiène buccale ;

  • une mauvaise qualité de l’os (trop mince ou trop mou) ;

  • un volume osseux insuffisant, variable selon la localisation (sous-sinusien par exemple), les patients et la texture osseuse de départ.

Par ailleurs, la présence d’obstacles anatomiques (nerf dentaire par exemple) associée à des pertes d’os considérables peut contre-indiquer la pose de tout implant. Il en est de même pour les personnes souffrant de pathologies graves telles que cancer, sida évolutif, etc.

Informations

Protocole des implants dentaires: Une première séance sous anesthésie locale pour la pose de l’implant. Deuxième séance  3 à 6 mois après la pose de l’implant, c’est la pose du faux moignon implantaire sur lequel viendra se poser la couronne. Troisième séance une semaines après, empreintes pour la fabrication de la couronne.Quatrième séance, pose de la couronne.

Durée de vie des implants dentaires : De 15 à 20 ans en fonction du patient.Cependant nous avons posé plus de 15 000 implants dentaires depuis une trentaine d’années et la plupart de ces implants posés il y a 20/25 ans sont toujours en bouche en parfait état.On peut imaginer que ces implants detaires pourraient avoir une durée de vie bien au delà.

Prix des implants dentaires : Sur devis

 

Dr Gérard Dupeyrat Stomatologue

6 rue de la renaissance

75008 PARIS

IMPLANT DENTAIRE PARIS – Questions – Réponses avec Dr Dupeyrat Gérard

Histoire

L’implantologie fait partie de grandes découvertes du XXeme siècle ?

VRAI :  Il est amusant de noter que l’implantologie a été autant décriée à ses débuts, il y a plusieurs décennies, qu’elle a tendance aujourd’hui à être considérée par le public et certains praticiens comme une technique miracle permettant de résoudre tout les problèmes. Même si l’on a retrouvé des dents semble-t-il réimplantées sur des squelettes très anciens, l’implant par lui-même est réellement une invention du XXeme siècle. Le premier implant «  moderne » a été utilisé et conçu en 1913 par le Dr Greenfield. Il s’agissait d’un cylindre de platine iridié. Il a été posé par ce praticien après avoir réalisé un forage de l’os maxillaire : il s’agissait aussi de la première loge implantaire intra-osseuse. La chirurgie implantaire n’est pas du « bricolage ». Il ne s’agit pas de visser un clou ou une vis dans un mur. Même si la forme de l’implant ressemble à un vis, la chirurgie implantaire est une intervention particulièrement délicate.

L’utilisation des implants a pendant longtemps été synonyme d’échec, de technique empirique sans aucune base scientifique. Depuis trente-cinq ans, ils sont crédibilisés grâce à un mot : l’ostéo-intégration. Ce mot, quelque peu galvaudé actuellement, est le fruit du travail de l’équipe du Pr Branemark à Goteborg en Suède, travail commencé il y a plus de trente-cinq ans. Cette méthode, formée par Branemark dès 1981, permet d’obtenir un taux de succès prévisible de 95% à 98%, dans les os maxillaire Le taux de 98% est obtenu après la première année, l’implant « prenant » ou « ne  prenant pas » dans l’os , puis est remarquablement stable dans le temps. Le matériau utilisé par  Branemark est le titane dit commercialement pur c’est-à-dire contenant moins de 0.3% d’impuretés.

L’implantologie a fait des progrès considérables et est devenue une technologie hautement spécialisée. Lors des débuts « sérieux » de l’implantologie, les matériaux utilisés étaient des alliages et l’instrumentation ne correspondait pas exactement à la forme des implants : il s’agissait donc d’une technique chirurgicale moins précise qu’aujourd’hui. De plus, nous n’avions pas à noter disposition la qualité des bilans radiographiques, ni les logiciels utilisés pour l’étude des scanners pré implantaires ;  ceci limitait considérablement le champ d’application de cette technique, ainsi que le taux de réussite ( autour de 50 à 60%). En revanche à cette époque, la forme des implants ( lame, vis ou sous – périosté) présentait des faux-moignons sur lesquels nous fixions immédiatement les dents absentes :  l’intervention chirurgicale se faisait en un seul temps. En cas de succès, les patients étaient enchantés, car ils supprimaient instantanément leur appareil mobile, ce qui était extraordinaire pour eux.

Ce n’est qu’avec Branemark que cette technique a évolué et que les statistiques se sont considérablement améliorées, le taux d’échec n’étant plus que de 1 à 5 % sur les patients implantés. Pour se faire, il a fallu établir des principes très importants :  

  • N’utiliser que du titane pur
  • Employer une instrumentation parfaitement adaptées à la nouvelle forme des implants et favorisant ainsi leur stabilisation primaire sans effort ni traumatisme
  •  Pratiquer l’intervention en deux temps.
  • Actuellement l’implantologie est encore en pleine évolution, tant que le plan chirurgical que sur les plans prothétiques et esthétique.

Protocole de prise en charge

Phase de travail

  1. Diagnostic et plan de traitement
Première consultation
  • Interrogatoire : ancienneté et cause de l’édentation, analyse des motivations, habitudes alimentaires, hygiène, etc…
  • Examen clinique intra-buccal : dents, gencives, occlusion
  • Examens radiographiques simples de la zone à implanter
  • Prise d’empreinte pour la réalisation des modèles d’étude ou « wax up »
Cela permettra de reproduire en plâtre au laboratoire la bouche du patient avec maquette en cire de la prothèse définitive. Deuxième consultation
  • Etude des examens demandés lors de la précédente consultation
  • Examen des clichés radiographique spécifique, par exemple le scanner
  • Définition des possibilités prothétiques d’après des maquettes en cire
  • Bilan sanguin préopératoire
Si l’avis est favorable :
  • Explications des diverses phases de la technique
  • Devis précis

Phase pré-opératoire

Selon le plan de traitement précédemment choisi, on réalise :

Première phase

  • L’explication de règles de l’hygiène buccale
  • Les traitements dentaires nécessaires : détartrage, caries, etc…
  • Les traitements parodontaux (soins de gencive)
  • S’il existe de dents « irrécupérables » : on procède à l’extraction
Heureusement, les indications sont très rares. On pratique, lorsque le cas le permet, la technique d’implantation immédiate. L’implant est posé lors de la séance d’extraction. Dans le cas ou pour des raisons anatomiques ou infectieuses, l’implantation immédiate est impossible, il faudra un délai de trois semaines à plusieurs mois pour réintervenir et poser l’implant.

 Deuxième phase : mise en place des implants


Cette opération se fait en général sous anesthésie locale. C’est une intervention délicate mais dont le traumatisme est équivalent à celui d’une extraction banale.

  • La muqueuse est incisée
  • La préparation de la loge pour l’implant est réalisée dans l’os à l’aide de forets de diamètres différents, qui sont calibrés à la forme et aux dimensions de la racine artificielle
  • L’implant est enfoui dans l’os et recouvert par la gencive suturée

Selon le nombre d’implants à poser, l’intervention dure de 20 à 90minutes. Dans la plupart des cas, le patient ne ressent que de faibles douleurs postopératoires. Après une semaine, on procède à l’ablation de fils de suture. En général, la mise en place de la prothèse provisoire se fait immédiatement. Le patient ne reste donc jamais sans dents.

Troisième phase : phase de « mise en nourrice »


L’implant reste enfoui dans l’os, sous la gencive. C’est pendant cette période que s’effectue « l’ostéointégration », l’os cicatrise autour de l’implant assurant ainsi sa stabilité.
Elle dure de trois à six mois, période pendant laquelle une prothèse est mise en place.

Il s’agit souvent d’une prothèse mobile, avec une décharge au niveau de la région implantée, afin de ne pas la traumatiser. Si le patient remarque que la gencive est irritée par cette prothèse, il doit consulter son implantologiste afin de la faire modifier. Tous signe gênant pour le patient doit être signalé. Les traitements dentaires simples débutés avant la mise en place des implants s’achèvent au cours de cette période.

Quatrième phase : mise en place des piliers prothétiques implantaires


Le contrôle radiologique confirme la bonne intégration de l’implant en constatant le contact direct entre l’os et l’implant sans interposition de tissus fibreux. Sous anesthésie locale, on réalise une petite incision de la gencive qui recouvre l’implant et on pose la vis de cicatrisation. Cette vis permet à la gencive de cicatriser dans les meilleurs conditions (10jours). Passé ce délai, elle sera enlevée puis remplacée par le pilier sur lequel sera fixé la dent artificielle.

Réalisation de la prothèse Dix jours après, la prise des empreintes est réalisée pour la conception de la prothèse au laboratoire. Maintenance Le patient participe au succès, de l’implantation en se conformant aux mesures d’hygiène. Des consultations périodiques doivent être respectées tous les trois mois les deux premières années, puis s’espaçant dans le temps avec des contrôles dentaires habituels).

Se faire poser un implant est une intervention délicate ?

VRAI : C’est une intervention minutieuse. La technique implantaire actuelle se déroule en deux opérations pratiquées chacun sous anesthésie locale.

Premier temps : pose de l’implant. On incise la gencive jusqu’à l’os puis on prépare la logette pour l’implant à l’aide de forets de diamètres différents calibrés à la forme et aux dimensions de la racine artificielle. L’implant est enfoui dans l’os, puis on suture.

Il arrive fréquemment d’associer d’autres techniques chirurgicales à la pose de l’implant. En effet, nous sommes souvent en présence de faible volume osseux qui obligent à pratiquer des greffes osseuses. Celles -ci sont faites, soit plusieurs mois avant la pose de l’implant ( quand le volume osseux est trop réduit), soit plus souvent en même temps que l’implantation, quand la stabilisation primaire de la racine artificielle est possible ( c’est-à-dire que l’on obtient une stabilité immédiate de l’implant dans l’os restant).

D’autres techniques sont également employées, parmi lesquelles la régénération tissulaire guidée, qui elle aussi se fait soit en préparation du futur site à implanter, soit au moment de la pose de l’implant.

Deuxième temps : le désenfouissement de l’implant. Après ma période d’intégration osseuse de trois à six mois pendant laquelle s’effectue la cicatrisation de l’os autour de l’implant, qu’il s’agit de préparer le site implantaire pour recevoir la future dent artificielle.

Cela consiste à découper un petit orifice dans al gencive au niveau de la zone d’émergence de l’implant pour fixer une pièce métallique, le faux-moignon implantaire, sur laquelle viendra se poser le future couronne.

Les interventions de chirurgie implantaire peuvent s’avérer très  différentes en fonction de cas à traiter : de l’implantologie dite simple ( même si elle est délicate) pratiquée sous anesthésie locale et sans traumatisme particulier pour le patient, aux interventions «  lourdes » beaucoup plus contraignantes.

Lorsque le terrain local osseux du patient ne permet pas d’envisager la pose d’implants ( par exemple en cas de volume osseux très insuffisant) on procède à une « préparation du site ». On réalise des greffes osseuses ( dans les maxillaires, les cavités du sinus etc).

Ces interventions doivent être impérativement réalisées après une étude approfondie et un dialogue avec le patient. Seules des équipes spécialisées peuvent mener à bien ces opérations qui sont souvent effectuées sous neuroleptanalgésie ou sous anesthésie générale avec hospitalisation de très courte durée

Conseils postopératoires après la mise en place des implants

Respecter la prescription médicamenteuse qui est faite par votre praticien. Elle sera légère, parfois avec couverture antibiotique et anti-inflammatoire. Pas de bilan de bouche le jour de l’intervention, mais dès le lendemain.

En général, pas de douleur postopératoire et s’il en existe une légère, elle disparaît en quelques jours. Dans tous le cas, elle sera supprimé par la prise d’antalgiques. Eviter de se livrer à une activité physique intense pendant quelques jours. Il est déconseillé de fumer, de consommer des boissons alcoolisées et des liquides brûlants. L’odème postopératoire (gonflement après l’intervention), est inexistant ou faible.

Lorsqu’il se forme, il ne dure que trois à cinq jours ; dans ce cas on applique de al glace pendant plusieurs dizaines de minutes (les trois premières heures). Hygiène buccale : le brossage des dents se fera comme à l’accoutumée, mais en évitant le lieu d’intervention pendant 3-4 jours. Le patient doit revenir après une semaine pour enlever les fils de suture.

Conditions de réussite :

  • La bonne santé générale du patient et sa motivation.

  • La bonne qualité de l’os et son volume suffisant dans les trois plans de l’espace.

  • La bonne hygiène bucco-dentaire du patient.

  • Le traitement implantaire doit s’inscrire dans le cadre d’un plan de réhabilitation globale de la fonction masticatrice.

  • Une technique chirurgicale et prothétique bien maîtrisée.

  • Des conditions rigoureuses d’asepsie doivent être respectées.

Les contre-indications

  • Les contre–indications locales
  • Mauvaise hygiène buccale
  • Mauvaise qualité de l’os
  • Volume osseux insuffisant
Selon les cas, ces contre – indications sont réversibles. Exemple :
  • Le patient devient motivé et reprend une hygiène buccale normale.
  • Par des techniques spécialisées on crée un volume osseux qui n’existait pas et dans lequel on pourra implanter.
Les contre-indications générales:

Ce sont celles de la chirurgie classique et de certaines pathologies. La décision revient à votre praticien.

Il y a encore des échecs en implantologie ?

VRAI : même si les progrès techniques permettent d’en réduire le nombre. Les risques d’échec en implantologie sont heureusement rares (de 1 à 5 % de cas), mais ils existent :


  • L’échec de l’ostéo-intégration consiste en l’interposition d’un tissu fibreux entre l’os et l’implant. Il apparaît le plus souvent à la fin de la phase de cicatrisation, avant la réalisation de la prothèse. Dans ce cas, le dépose de l’implant ne laisse aucune séquelle.

  • La mobilité progressive de l’implant est favorisée par le tabagisme, l’alcoolisme, la drogue, des traumatismes dentaires, une mauvaise hygiène, etc.
Selon le cas, le traitement de l’échec partiel ou définitif consistera en la conservation de l’implant ostéo-intégré enfoui dans l’os, en réalisant un traitement approprié, ou en la dépose de l’implant. Lorsque l’implant est enlevé, la petite cavité ou il se trouvait se comble et l’on retrouve la situation de départ sans séquelle.

Si le terrain est favorable, on pourra procéder après l’ablation de l’implant à une intervention parodontale (lambeaux*, régénération tissulaire guidée couplée éventuellement avec une greffe d’os ou de biomamtériaux*) afin de préparer le nouveau site pour poser un nouvel implant.

Grâce à un implant, on peut remplacer tout de suite une dent qui manque ?

VRAI ET FAUX : Techniquement, on peut poser une dent immédiatement après la pose d’un implant, mais attention au risque d’échec ! Dans la majorité de cas, on préfère toutefois respecter le principe de l’intervention en deux temps de Branemerk, qui consiste à laisser l’os cicatriser autour de l’implant pendant quelques mois avant de poser la couronne dessus. Il existe certains cas d’édentation, en accord avec le patient, on peut réaliser une mise en charge implantaire immédiate : sitôt l’implant posé, il est possible de mettre une dent. Dans un premier temps, cette couronne sera en résine avant d’être remplacé par une couronne définitive en céramique. Cette technique repose notamment sur le fait qu’une légère stimulation de l’os, grâce à la présence de la dent sur l’implant, favorise la cicatrisation osseuse autour de ce dernier.

Cela est vrai jusqu’à un certain stade de la stimulation ; passé ce stade (ce qui arrive très vite lors de la mastication), il ne s’agit plus d’une stimulation créée au niveau de l’interface os-implant, mais d’une agression qui va nuire à l’intégration osseuse de l’implant et donc entraîner sa perte, d’où l’échec. Le seul intérêt de cette méthode est le confort du patient qui n’est plus obligé d’attendre plusieurs mois avant d’avoir ses dents. Cependant, il vaut mieux dans la majorité de cas lui expliquer qu’il est préférable de faire preuve de patience et d’attendre quelques mois pour garantir ses chances de succès.

On pourra envisager cette méthode dans des cas particuliers de stabilisation de certains appareils mobiles, de réalisation de bridges ou de couronnes sur implants dans des zones ou les forces de mastication sont moins importantes (incisives mandibulaires, incisives latérales supérieures), ou chez des patients ayant une moindre force de mastication. Pour les patients pressés, il existe une autre méthode dans le cadre de la réalisation de bridges sur implants :  ce sont les implants provisoires qui sont placés en même temps que les implants définitifs et qui permettent au patient d’avoir immédiatement un bridge transitoire, le temps de l’intégration osseuse des implants définitifs.

Ces implants seront sectionnés à la base ou enlevés lors de la mise en fonction des implants définitifs. En attendant, ils permettent au patient de sourire et de manger avec des dents fixes. Mais attention à la fragilité au niveau du col de ces implants, qui sont beaucoup plus minces et fragiles que leurs homologues définitifs. On doit manger tranquillement, avec précaution : pas question de mordre dans un sandwich ou de croquer une pomme ! Cette possibilité est intéressante mais n’est pas applicable à tous les cas d’implantologie. De plus, elle augmente sensiblement le montant du devis.

Une réimplantation et un implant, c’est la même chose ?

FAUX :  Les réimplantations sont des interventions plus anciennes que les techniques implantaires. Elles permettent, entre autres, de remplacer des dents délabrées ou absentes. Aujourd’hui, ce type d’intervention n’est pas abandonnée mais se pratique beaucoup moins car il a été en grande partie remplacé par les techniques implantaires.

La réimplantation d’une dent existante consiste à greffer une dent définitive qui est restée incluse dans l’os maxillaire en lieu et place d’une autre dent absente ou à extraire. Généralement, il s’agit d’une dent de sagesse ou d’une canine supérieure, moins souvent d’une prémolaire, très rarement d’une incisive. En réalité, deux cas peuvent se présenter :  soit la personne a gardé sa petite dent de lai mais elle est devenue mobile, soit elle est tombée et le patient consulte pour une petite édentation unitaire.


Pour apprécier les possibilités de réimplantation, il faut pratiquer des examens cliniques par moulage en plâtre et radiographie. En effet, si l’espace correspond à la zone d’édentation est trop petit, il peut s’avérer insuffisant pour réimplanter une canine incluse définitive à la place de la canine de lait par exemple.

Dans ce cas précis, il faudra soit effectuer un traitement orthodontique avant la réimplantation (pour gagner de l’espace), soit oublier cette technique pour réaliser une chirurgie implantaire (utilisation de racine artificielle au lieu de réimplanter une racine naturelle incluse). Un autre cas de réimplantation se présente dans un contexte totalement différent lorsqu’il s’agit de réimplanter une dent tombée à la suite d’un choc, comme cela arrive souvent dans le milieu sportif.

Là aussi, nous sommes en présence de deux possibilités pour cette dent « extraite » de son alvéole. Soit elle est restée dans la bouche du sportif et il faut la réimplanter immédiatement en la fixant par un système de contention. On obtient d’excellents résultats en général :  la réimplantation est faite sur le lieu de l’accident, la dent est maintenue en place par le sportif et la contention sera fabriquée au plus vite par le praticien el plus proche. Soit elle est sortie de la bouche et tombée par terre : il faut la nettoyer légèrement et la conserver dans un flacon avec la salive du sportif : la réimplantation et la contention seront effectuez par le praticien dans un délai maximum de six heures.

L'avantage des prothèses sur implants

Prothèses classiques

  • Prothèses partielles
  • Prothèses conjointes : Il s’agit du traditionnel bridge qui présente de nombreuses qualité, mais oblige à la mutilation des dents voisines.
  • Prothèses mobiles : Elles remplacent les dents absentes, en s’appuyant sur les dents restantes à l’aide de crochets. Elles sont encombrantes et traumatisent les dents sur lesquelles elles sont fixée, ce qui constitue le premier pas conduisant au prothèses complètes.
  • Prothèses complètes


Ce dernier type de prothèse rendait beaucoup de services aux patients mais il ne faut pas oublier qu’il existait quelques inconvénients :

  • L’inconfort
  • L’instabilité
  • Les nausées
  • La modification du goût
  • Une perturbation de la vie relationnelle
  • Une altération de l’image de soi


En général, pour les patients, il n’est pas toujours facile de vivre avec et encore plus difficile d’en être totalement satisfait.

 

Prothèses complètes


Elles sont :

  • Confortables
  • Stables
  • Efficaces pour la mastication, bien intégrées par les patients

N’entrainent pas de nausées

Dernière modification le 02/09/2020